
גנאלוגיה משפחתית
La cuisine du monde Juif
Les cuisine juives se sont intégrées dans leurs divers lieux de vie et ont crée de formidables recettes ayant le goût du voyage dans de multiples saveurs.
Ces témoignages sont empruntés à l'Institut Européen des Musiques Juives.
La cuisine juive désigne les traditions culinaires du peuple juif dans le monde entier.
Au cours de son évolution sur plusieurs siècles, elle a été influencée par les lois alimentaires juives (Cacherout[1]), les festivals, les fêtes juives, les traditions ainsi que par l'économie, l'agriculture et les traditions culinaires des nombreux pays où les communautés se sont installées.
L'histoire de la cuisine juive débute avec au fur et à mesure de la dispersion de la diaspora juive, différents styles ont vu le jour.
Ils varient selon les communautés des diasporas ashkénazes, séfarades et mizrahies et dans les communautés juives autonomes de la diaspora grecque, ottomane, iranienne et yéménite.
La cuisine juive peut revêtir un rôle mémoriel et de transmission d'une Histoire et d'une culture, notamment par le biais des livres de cuisine : pour les auteurs, notamment féminins, il s'agit de faire vivre et perdurer une culture populaire, de faire renaître un monde perdu. Par exemple, une auteure ashkénaze citée évoque les fêtes juives en Pologne telles que les générations suivantes ne peuvent les connaître.
La cuisine ashkénaze vient de l'Est
La cuisine juive est une langue à part entière. Substrat de la mère juive, elle nourrit les enfants de ses traumatismes et les ancre dans leur identité juive. Tous ces plats que nous avons aimés ou détestés, nous les évoquons avec ferveur, passés nos 40 ans. Les borekas de notre mère, son sublime foie haché, son couscous royal, tous nous ramènent à une enfance bénie où la vie était simple : soit nous mangions ce qu’il y avait dans notre assiette, soit nous étions responsables de la mort imminente de notre mère ! Mais la cuisine juive n’est pas que culpabilité, elle est également un plaisir des papilles. À tel point que nombreux artistes la chantent avec humour et nostalgie, comme on le verra dans les vidéos ci-dessous
La cuisine judéo-espagnole

Voilà un objet éditorial singulier, à l’image de son autrice !
D’un côté médiéviste, de l’autre cheffe, Hélène Jawhara Piñer concilie ses deux passions dans un manuel de cuisine original, qui transcende les frontières et ravive l’Histoire.
Son titre ? Séfarade. Une histoire culinaire des Juifs d’Espagne et de la diaspora en 55 recettes.
« Séfarade ». D’emblée, une mise au point historique et lexicographique s’impose.
On trouve d’abord le mot hébreu dans le livre d’Obadiah, verset 20. Il y est fait référence à des lieux situés en Mésopotamie.
Mais dans le contexte de l’Europe médiévale, objet des recherches historiques de l’autrice, ce même terme en vient à qualifier l’Espagne – une manière de signifier que les Juifs étaient présents en Occident bien avant la naissance du christianisme.
Sefardim, par extension, devient le nom donné aux Juifs d’Espagne et du Portugal contraints à quitter en 1492, ce qui devient le royaume d’Espagne sous la férule des Rois Catholiques, Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon.
Et la cuisine dans tout cela ? Elle se trouve au cœur de cette histoire faite de persécutions : comme traces des pratiques liturgiques des Juifs que l’on force à se convertir au catholicisme.
Voici d’ailleurs ce qui fait l’originalité de l’ouvrage de Jawhar : exhumer des sources méconnues de l’histoire médiévale, les croiser, les confronter et les faire parler, par le geste et la manière, auprès d’un public contemporain. Issue d’une lignée de pâtissiers et boulangers – ce qui n’est sans doute pas un hasard –, l’autrice entremêle son goût de l’Histoire, son obsession pour la quête des origines et son intuition de cuisinière.
La cuisine judéo orientale
La cuisine orientale, tout comme la musique est multiple.
Elle prend ses racines dans tous les pays du Maghreb, Algérie et notamment Berbère, Maroc et Tunisie, mais s'étend également à l'Egypte, le Liban et maintenant Israel.
« La cuisine israélienne, c'est une convergence de peuples, de saveurs et de cultures. Une cuisine de transmission, de partage, de tradition, où chacun réinterprète à sa manière des recettes ancestrales. ».
Mélanger et réinventer des plats traditionnels, voilà le point d'ancrage de la cuisine de Yariv Berreby, chef des restaurants Salatim, Maafim et fondateur de la boulangerie du sentier à Paris.



