
Génialogie familiale
Les juifs en France
L'acquis de la révolution française
Une crise majeure : l'Affaire Dreyfus
La guerre mondiale 14-18
L'entre deux guerres 1919-1939
La Seconde Guerre mondiale 1939-1945
A Paris et en zone occupéée
Mesures prises par l'occupant
La France est désignée, dès le début de l'occupation, comme le premier fournisseur agricole du Reich.
485 milliers de tonnes de céréales sont ainsi prélevées par exemple en 1941-1942 par les Allemands, et 714 milliers en 1942-1943, sans augmentation de la production agricole française.
Les cartes de rationnement sont généralisées partout en France en septembre 1940.
Les textes prévoient alors entre 1200 et 1800 calories par jour et par personne selon les catégories et les critères.
Ces rations diminuent constamment pendant toute la durée du conflit, et cela s'aggrave après la libération.
En 1941, les rations sont de 1194 calories,
en 1942 de 1239 calories,
en 1943 de 1173 calories,
et de 950 calories en 1944 et 898 à Paris, soit 30 % de la valeur de la ration d'un Allemand ordinaire en Allemagne en 1944.
A Paris, considéré comme centre urbain et ayant des restrictions plus fortes que les centres ruraux, un homme adulte, avec sa carte de rationnement peut se procurer ``
250 grammes en mars 1941, puis augmentée en 1943),
100 grammes de matières grasses,
70 grammes de fromage,
et de manière mensuelle 200 grammes de riz,
500 grammes de sucre
et 250 grammes de pâtes.
Les denrées rationnées sont
- la viande (nette, congelée, d'ovins ou de bovins, par quartiers ou désossée),
- les conserves de viande pure et à base de viande,
- les poissons congelés ou salés ainsi que les conserves de poissons,
- le blé et les céréales secondaires (avoine, orge...), les farines panifiables et composées,
- les pâtes alimentaires,
- les beurres, matières grasses, graisses et huiles comestibles,
- les laits entiers, concentrés et en poudre,
- les fromages,
- les légumes secs,
- les fruits et légumes,
- les conserves de légumes,
- le riz,
- le chocolat, les confitures,
- le café et le thé,
- les pommes de terre,
- les sucres
- et le vin et alcools divers.
Certains produits manufacturés sont également rationnés, tels que le papier, la ficelle, les engrais et les carburants.
Cependant, ce n'est pas parce que ces denrées figurent sur les cartes de rationnement qu'elles sont délivrées.
Il y a en effet de nombreux pénuries, plus ou moins sévères selon les régions et selon que l'on soit en ville ou à la campagne.
Ces pénuries sont encouragées par le stockage et le blocage des denrées dans des entrepôts et surtout par le marché noir, qui prospère à cette période.
De tous les bouleversements provoqués par la guerre, les restrictions alimentaires sont, pour la population civile, le plus perceptible au quotidien.
Le rationnement entre en vigueur à l’automne 1940, avec l’instauration d’une carte d’alimentation.
Certains produits manufacturés sont également rationnés, tels que le papier, la ficelle, les engrais et les carburants.
Cependant, ce n'est pas parce que ces denrées figurent sur les cartes de rationnement qu'elles sont délivrées.
Il y a en effet de nombreux pénuries, plus ou moins sévères selon les régions et selon que l'on soit en ville ou à la campagne.
Ces pénuries sont encouragées par le stockage et le blocage des denrées dans des entrepôts et surtout par le marché noir, qui prospère à cette période.
De tous les bouleversements provoqués par la guerre, les restrictions alimentaires sont, pour la population civile, le plus perceptible au quotidien.
Le rationnement entre en vigueur à l’automne 1940, avec l’instauration d’une carte d’alimentation.
Pour prendre en compte les besoins spécifiques des enfants et des adolescents, la catégorie J est rapidement divisée en
- J1 (3 à 6 ans),
- J2 (6 à 12 ans)
- et, à partir de juin 1941, en J3 (13 à 21 ans).
Les J3 perçoivent la ration de pain la plus élevée de toutes, des suppléments en sucre, confiture et chocolat. « J3 » devient bientôt l’expression consacrée pour désigner la jeunesse sous l’Occupation.
Du fait de sa connotation négative, la carte de pain est supprimée en mai 1945, dans l'euphorie de la victoire, et est ré-instaurée un mois après du fait de la situation économique catastrophique du pays.
Les rations journalières sont aussi diminuées, passant à moins de 1000 calories par personne et par jour, rendant le rationnement plus strict qu'il ne l'était sous l'occupation.
Les derniers tickets de rationnement sont supprimés en décembre 1949, en même temps que le Commissariat au Ravitaillement.
Ce service ne disparaît cependant réellement qu'au début de l'année 1951, après des lois en 1949 et 1950, et la disparition progressive de services internes au Ravitaillement Général.




