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3- Dans la famille de l'Oncle Mechele, un fils survécut Haim/Heniek Landschaft 
et une petite fille Sabina Checinski.

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Ce livre, en anglais, décrit la vie des grands-parents de Sabina, pendant sa jeunesse ainsi que celle de sa famille.

Sa mère mourut en 1929, elle venait d'avoir 4 ans.

Puis la guerre éclata, avec son lot de douleurs et de destruction.

En septembre 1942, toute sa famille fut envoyée à Treblinka. Un regard bienveillant, celui de Rafal Kowalski veilla sur elle et son oncle Henri.

De novembre 42 à la Libération, ils furent cachés dans la région de Jedrzejow, dans un rayon d'une trentaine de KM.

A la Libération, des polonais, qui s'étaient accaparés les biens des parents d'Henri, n'ont rien voulu restituer.

Henri finit par rejoindre le petit groupe de cousins rescapés à Munich. Sabina resta en Pologne et épousa Rafal.

Sabina a écrit un livre de ses souvenirs.

Agée de dix-sept ans, elle fut sauvée par la protection d’amis polonais, dont Rafal Kalowski qu’elle épousera après la guerre. Il l’a transformée en jeune fille catholique avec certificat de baptême et faux papiers d’identité. Elle a éclairci ses cheveux, appris les prières et chants religieux. Il lui a trouvé de multiples cachettes pendant deux ans, notamment parmi d'anciens élèves. Il était maître d’école. Elle raconte son épique périple dans ce livre, publié en 2012

Rafal prit en charge de cacher, l’oncle et la nièce, séparément, tour à tour chez des amis, connaissances, dans divers villages de la région. Comme la chasse aux juifs était toujours de mise, ils durent souvent déménager pour ne pas éveiller de soupçons. Pendant deux années et demie, ils rencontrèrent des Polonais qui leur portèrent secours et d’autres prêts à toutes les dénonciations.

Henri avait hérité d’un physique aryen et a pu se cacher, en compagnie de sa nièce Sabina, la fille de sa sœur aînée, décédée en 1929.

Après la liquidation du ghetto de Jedrzejow, le 20 septembre 1942, ils eurent la "chance" de pouvoir échapper à la déportation.

​​​​​​​​​​​​​​​​Henri, comme mon père avait assisté impuissant au départ de sa famille… pour Treblinka. Sa mère a juste eu le temps de lui remettre sa bague, avant qu’il ne soit sélectionné pour poursuivre des travaux de terrassement, en vue d’améliorer la ligne de chemin de fer de la ville.

Comme partout ailleurs, les nazis avaient sélectionné une petite centaine de juifs, pour liquider le ghetto.

Ils créèrent un petit Ghetto pour les cantonner.

Rafal a réussi à extirper Henri du petit ghetto où il se trouvait.

Fin octobre 1942, quand les premières rumeurs de sa liquidation se firent entendre, Rafal a tout fait pour l’aider. Il réussit à lui procurer de faux papiers et lui trouva une cachette à une vingtaine de kilomètres de Jedrzejow

Malgré de faux papiers, et une légende bien rodée, il frôla la catastrophe plus d’une fois.

Henri et un partisan polonais furent dénoncés pour des raisons politiques, à la police polonaise qui collaborait avec la Gestapo. Henri fut transféré à Cracovie, dans une prison. Rafal, lui procura un avocat et par un concours de circonstances imprévisibles (dans le désordre ambiant, il fut pris pour un autre), il fut libéré.

Les Russes entrèrent dans la ville d’Opatowiec où ils étaient cachés, en février 1945. Mais ils attendirent trois semaines pour rejoindre Jedrezjow.

Leur retour ne fut pas simple.

Ils décidèrent d’entrer discrètement dans la ville, quasi en se cachant, jusqu’à la maison de vrais amis.

Le lendemain, ils contactèrent les Polonais qui s’étaient appropriés les biens de leurs familles, notamment la maison du père d’Henri et son commerce, par le truchement des réquisitions allemandes.

Les Polonais, qu’ils connaissaient pourtant, avant guerre, prenant à témoin la police locale, refusèrent de leur restituer la maison, les meubles et ustensiles, et même les vêtements.

Le commandant russe de la place était prêt à intervenir contre les divers méfaits de ces Polonais, y compris en les envoyant en Sibérie si Henri déposait plainte et témoignait.

Mais Henri ne voulait pas qu’une telle démarche soit perçue comme une volonté de revanche.

Il est parti de Jedrzejow et a parcouru plusieurs villes à la recherche de travail et d’insertion.

Pendant ce temps, Sabina est restée chez ses amis, sortant peu de peur d’être agressée. Aucun des amis de son propre père, auxquels il avait confié ses stocks de tissu, n’a voulu les rendre à Sabina.

Certains avaient du mal à croire qu’elle avait pu rester en vie.

Face à l’hostilité, elle décida de rejoindre l’une des seules personnes qui lui avait témoigné le plus de sympathie : Rafal Kalowski.

Il vivait  à Rychwal (proche de Varsovie et à 300 km de Jedrzejow). Elle y resta trois semaines, car Rafal, à cause de la réorganisation scolaire, finit par être muté à Wroclaw (Breslau) fin 1945.

Henri  s’est également installé dans cette ville, quelques temps.

Quelques mois plus tard, ils furent rejoints par d'autres cousins rescapés : Aron Maier, Perla Fajgenblatt-Frucht et mon père.

Tous se retrouvèrent ensuite à Munich.

Mais Sabina resta en Pologne au côté de Rafal et eut un enfant, Thomas.

Elle quitta la Pologne en 1969 pour le Danemark, sans Rafal trop âgé.

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