
Génialogie familiale


Ma recherche prend sa source lors de la mort de mes parents.
Ma mère est décédée le 7 septembre 2007, atteinte de la maladie d' "A corps de Lewy".
Elle venait d'avoir 81 ans.
Mon père n'a pas résisté à sa disparition, une semaine après, il décédait dans son sommeil, le 14 septembre 2007, à l'âge de 92 ans.
Ma soeur et moi, nous avons été surprises du décès de mon père. Il ne s'habituait pas à l'absence de notre mère. Pourtant il lui avait peu manifesté son attachement tout au long de leur vie.
Lors de l'enterrement de maman, il a d'autorité décidé, face au rabbin médusé, qu'il réciterait lui même le Kaddish.
Dans la semaine qui a suivi, il ne cessait de parler d'elle!

Je me suis donc interrogée sur la nature de leurs liens, sur leur(s) histoire(s) et plus largerment sur leurs univers familiaux respectifs.
Mon travail était prenant, mes activités syndicales restaient importantes... j'étais peu disponible.
Plus tard, la retraite et la rencontre avec des généalogistes m'ont donné l'opportunité de m'y mettre.

L'univers familial de ma mère m'était connu, même si je ne saisissais pas les liens familiaux avec des cousins éloignés qui avaient peuplés mon enfance.
J'ai beaucoup interrogé les anciens encore en vie et fait appel à leurs souvenirs.
Puis, je suis partie à la recherche de leurs traces dans les archives, dossiers de naturalisation, fiches d'états civils à Paris comme à Varsovie, puisque mes Grands-Parents maternels en étaient originaires.

Mon père, rescapé de la Shoah est arrivé en France en novembre 1946. Il est né en Pologne en 1915, à Lopuszno, a passé son enfance, son adolescence et sa vie de jeune adulte à Wloszczowa. La guerre l'a surpris là quand il venait d'avoir 24 ans.
Il a quitté cette Pologne a l'âge de 31 ans. Je l'avais interrogé sur sa vie là-bas en 1991 et 1994. Quatre cassettes de témoignages qui furent décisives pour que je me représente sa vie d'avant, sa famille, sa manière de vivre.

En menant mes recherches et en enquêtant sur mes familles, je fus surprise par l'étendue des "re-trouvailles" que j'ai pu faire et des rencontres qu'elles occasionnèrent.
Première bonne nouvelle, malgré les destructions et grâce à l'informatisation et à la diversité des archives, on peut en retrouver un grand nombre.
La seconde: nous sommes de plus en plus nombreux à faire ces démarches ce qui renforcent les liens et les rencontres.
La troisième bonne nouvelle concerne la recherche historique.
Elle progresse beaucoup et nous permet de mieux comprendre les ressorts de notre dispersion et la permanence de ce petit peuple si singulier auquel je me rattache.
Vous trouverez dans ces pages, les noms suivants rencontrés au gré des découvertes jusqu'à ma génération, c'est à dire les années 1945-60:
Du côté de mon père :
Czalczynski et sa variante hébraîque Tchaltchynski, Dembovski, Zouzovski, Strawczynski, Maslowski, Wolfow Czerchowski ou Cherjovski, Gerzonowicz Maslov, Wilczkowski et quelques autres variantes en Amérique du Sud Raizman, Aijenbom.
Landschaft, Zack, Waintraub, Lieber, Wenchadlowski, Frucht, Kroznecki, Posluszny, Bialokaminski....
Du côté de ma mère:
Leizerson, Firer, Doukhan, Coifman, Levy, Raabe, Janover, Roback, Mriede, Fastag, Lewitt, Feferberg, Silberberg...
Chwast, Kresser, Furazerka, Culang, Bilgorajer,,,
Kronental, Guelblum, Glajchman, Zandman, Zantman, Prager,,,
Sternis, Paszstein, Bejn, Wald, Birsten-Binder, Epstein, Damis, Wagner, Tamari, Glowiczower, Berliner...
Ce qui m'a interessée : faire sortir ces noms de l'oubli.
Ils ont donné la vie et créer les liens.

1- Maman, Suzanne Leizerson, a 20 ans au sortir de la Guerre.
Sa famille est depuis 34 ans à Paris.
Des oncles, tantes et cousins ont disparu pendant la Shoah.
Son père est décédé peu, après la Libération, en 1945.
2- En 1946, Papa, Szmul Czalczynski, est à Munich, comme apatride.
Il a quasi perdu toute sa famille assassinée pendant la Shoah.
Il vient de retrouver son petit frère Itzack, rescapé par miracle.
Il viendra à Paris pour un nouveau départ.
3- Mon enquête m'a conduite dans de multiples lieux d'archives pour identifier les chemins parcourus par mes familles et apprendre à les connaître:
- les cimetières... celui de Varsovie abrite 150 000 tombes depuis 1810 et celui de Bagneux pour mes familles françaises.
- les archives d'états civils, français comme polonais..
- les Musées, comme le "Polin" de Varsovie ou les archives du Musée Rigenblum, le Mémorial de la Shoah à Paris.
- aux Archives de Bad Arolsen : formidables ressources concernant la Shoah...
- et bien sûr les sites en ligne, notamment Jewish Gen et JRI-Poland...







